Marathon, Mont-Blanc, Spartan Race, triathlon… ces défis sportifs sont autant d’occasions de sortir de ma zone de confort, tester mes limites et découvrir ce que le mental peut encore aller chercher lorsque le corps commence à dire stop. Ils ne constituent cependant qu’une partie des défis qui ont jalonné mon parcours.
J’ai toujours aimé me fixer des objectifs qui m’obligent à sortir de mes habitudes, à apprendre et parfois à aller chercher un peu plus loin que ce que je pensais possible.
Certains de ces défis sont sportifs. D’autres prennent la forme d’aventures au long cours ou de projets humains et entrepreneuriaux beaucoup plus complexes.
Marathon, Mont-Blanc, Spartan Race ou triathlon s’inscrivent donc dans une histoire beaucoup plus large.
Certaines aventures sont elles-mêmes de véritables défis : par leur durée, leur logistique, leur dimension physique ou simplement par l’incertitude qu’elles imposent.
Créer une ONG, faire grandir un projet, fédérer une équipe ou contribuer à relancer un club sont d’autres formes de défis. Moins visibles physiquement, mais parfois beaucoup plus longs et exigeants.
L’idée remontait à 2003, après avoir assisté à un semi-marathon à Marrakech : courir au moins un marathon dans ma vie.
Après plus de six mois de préparation et six semi-marathons, je prends le départ du marathon Nice-Cannes le 9 novembre 2014, avec un objectif très simple : franchir la ligne d’arrivée.
Jusqu’au semi-marathon, tout se passe presque parfaitement. Puis la douleur s’installe. Une tendinite au genou se réveille, les jambes deviennent lourdes et, à partir du kilomètre 30, chaque pas devient un véritable combat.
Douze kilomètres plus tard, trempé, épuisé et presque incapable de marcher correctement, je franchis pourtant la ligne d’arrivée devant le Palais des Festivals à Cannes.
Passage au semi-marathon en 2 h 07, avec encore de très bonnes sensations.
Plus loin que tout ce que j’avais couru auparavant. Les jambes commencent à devenir lourdes.
Un étirement fait brutalement exploser la douleur de la tendinite. Les douze derniers kilomètres deviennent une épreuve mentale.
Cannes. Palais des Festivals. Épuisement, douleur… puis l’émotion d’avoir réellement été jusqu’au bout.
Je suis sportif, mais certainement pas alpiniste. Avant ce défi, je n’avais jamais utilisé de crampons, de piolet ou de baudrier.
Après une journée de formation au Glacier Blanc, me voilà pourtant avec Jean-Luc et Jérémie au pied du Mont-Blanc, accompagnés de personnes expérimentées, avec un objectif très simple à formuler : atteindre le sommet.
Réveils successifs dans le refuge, froid, obscurité. Nous nous équipons : chaussures, crampons, casque, encordage et piolet.
La neige ne nous quittera plus. Au loin, les frontales des autres alpinistes dessinent la route dans la montagne.
Traversée du fameux couloir, puis environ deux heures de montée très physique, parfois à la force des bras, pour atteindre le refuge du Goûter.
Les jambes deviennent lourdes. Des crampes d’estomac compliquent encore l’effort. À l’approche du refuge Vallot, mes compagnons s’interrogent même sur ma capacité à continuer.
L’oxygène se raréfie et certains passages sont très étroits. La progression devient mécanique : un pas, une respiration, puis recommencer.
Le soleil illumine la neige. Quelques minutes plus tard, un nuage nous enveloppe presque entièrement : un rappel immédiat de la puissance et de l’imprévisibilité de la haute montagne.
Autour de moi, beaucoup de participants ont des physiques de CrossFitters. Moi, beaucoup moins.
Mais le défi est justement là : voir jusqu’où je peux aller avec une préparation imparfaite, quelques blessures et beaucoup de volonté.
Le début est physique mais les sensations restent bonnes. Le panorama en altitude permet encore de profiter du paysage.
En descente, le genou recommence à faire mal. Il faut adapter les appuis tout en continuant à avancer.
Les mains brûlent, la prise glisse et la chute arrive juste avant la cloche. Quelques secondes pour reprendre ses esprits… puis repartir.
Certains obstacles échouent et se paient en burpees. Au total, environ 130 seront réalisés pendant la course.
Arrive l’épreuve qui transforme la fin de course en l’un des moments les plus difficiles du défi.
Alors que Morzine et la ligne d’arrivée sont déjà visibles, il reste encore à porter un sac de sable d’environ 25 kg sur une montée puis une descente particulièrement éprouvantes. Une heure supplémentaire annoncée alors que les réserves sont déjà presque vides.
Après la course, la haute montagne et les obstacles, le triathlon m’a confronté à un autre type d’exercice : enchaîner plusieurs disciplines dans un même effort.
Cette expérience aura ici toute sa place, mais je préfère raconter précisément ce que j’ai vécu plutôt que reconstruire le souvenir après coup.
Le récit complet viendra donc compléter cette page une fois l’article rédigé.
Marathon, Mont-Blanc, Spartan Race ou triathlon ne sont que quelques exemples de défis sportifs vécus au fil des années.
Mais le goût du défi ne s’arrête pas au sport.
Certaines aventures ont demandé des mois ou des années de préparation. D’autres ont consisté à créer, fédérer, convaincre ou construire quelque chose qui n’existait pas encore.
Certains projets ne sont pas classés ici comme des défis sportifs, mais ils n’en sont pas moins exigeants : par leur durée, leur logistique, leur dimension physique ou leur part d’inconnu.
Monter une organisation, faire vivre un projet sur la durée, mobiliser une équipe ou relancer une dynamique collective sont d’autres façons de sortir de sa zone de confort.