Anticiper
Avant de quitter l'Alsace, j'avais pris un certain nombre de précautions : vaccinations, trousse médicale et réflexion sur les principaux risques sanitaires auxquels je pourrais être confronté.
Partir cinq ans autour du monde, c'était aussi apprendre à prendre soin de soi, parfois loin de tout confort et de tout système de santé familier.
Vaccins, trousse à pharmacie, paludisme, hygiène, alimentation… Avant le départ comme sur la route, j'ai essayé d'anticiper les risques sans pour autant laisser la peur dicter le voyage.
Voici les précautions que j'avais prises avant mon départ en 2003, et ce que cinq années de voyage m'ont appris sur le terrain.
Avant de quitter l'Alsace, j'avais pris un certain nombre de précautions : vaccinations, trousse médicale et réflexion sur les principaux risques sanitaires auxquels je pourrais être confronté.
Voyager avec peu de moyens ne signifiait pas négliger les choses élémentaires. L'alimentation, l'eau, l'hygiène et la prévention faisaient partie des petites préoccupations du quotidien.
Cinq années de voyage signifient forcément
quelques problèmes de santé et des situations
auxquelles on ne peut pas tout à fait se préparer.
Il fallait donc aussi observer, s'adapter
et savoir demander de l'aide lorsque nécessaire.
Les informations qui suivent racontent ma préparation au moment de mon départ. Les recommandations sanitaires, vaccins, traitements, prix et protocoles ont évolué depuis. Cette page constitue donc avant tout un retour d'expérience sur mon tour du monde 2003–2008 et non un guide médical actuel.
À l’époque, la durée de validité indiquée était de 10 ans. Cette règle a depuis évolué.
Durée de validité indiquée à l’époque : 4 ans.
Vaccin Revaxis. Il avait déjà été effectué et était alors remboursé par la Sécurité sociale.
Avaxim. La recommandation donnée à l’époque prévoyait un rappel puis une protection prolongée.
GenHevac B. Vaccination déjà réalisée et alors remboursée par la Sécurité sociale.
Typhim VI. Souvenir très concret : quelques courbatures le soir de l’injection.
Trois injections : J0, J8 et J30. C’était l’un des protocoles les plus lourds de ma préparation.
Trois injections à J0, J8 et J30. C’était le vaccin le plus coûteux de toute ma préparation sanitaire.
Montant correspondant à ma préparation avant le départ, aux tarifs pratiqués à Strasbourg fin 2002.
Les prix, noms commerciaux, calendriers d’injection et durées de protection présentés ici correspondent à ma préparation en 2002–2003. Ils ne constituent pas des recommandations médicales actuelles.
Avant mon départ, j’avais acheté un traitement préventif afin de disposer de comprimés contre le paludisme.
Au cours du voyage, plusieurs voyageurs rencontrés m’ont raconté leurs propres expériences et les effets indésirables qu’ils attribuaient aux traitements qu’ils prenaient.
Ces témoignages m’ont finalement conduit à ne pas utiliser les comprimés que j’avais emportés. Il s’agissait d’une décision personnelle prise pendant mon voyage, et non d’un conseil que je donnerais aujourd’hui à quelqu’un préparant son départ.
Fort heureusement, je n’ai contracté
aucune maladie liée au paludisme
pendant les cinq années de mon tour du monde.
Cela ne signifie évidemment pas
que le risque n’existait pas :
j’ai simplement eu la chance de ne pas être touché.
Dans de nombreuses régions tropicales,
la prévention passait aussi par les gestes du quotidien :
vêtements adaptés, attention portée aux moustiques
et adaptation aux conditions rencontrées.
Sur cinq années,
ces petites habitudes finissaient par devenir
une composante normale du voyage.
Ce bloc raconte les choix que j’ai faits entre 2003 et 2008. Les recommandations de prévention et les traitements liés au paludisme ou aux maladies transmises par les moustiques doivent être déterminés aujourd’hui avec un professionnel de santé à partir de la destination et de la situation du voyageur.
J’avais emporté différents médicaments destinés à faire face aux problèmes de santé les plus courants pouvant survenir en voyage.
Fort heureusement, les problèmes rencontrés au cours du tour du monde furent dans l’ensemble assez basiques.
Au fil des mois, j’ai donc progressivement retiré de ma trousse une partie de ce que je n’utilisais jamais.
Les grandes villes traversées disposaient généralement de pharmacies et il était souvent possible de trouver sur place les médicaments nécessaires. Transporter pendant plusieurs années une énorme réserve s’est donc révélé moins utile que je ne l’avais imaginé.
Sur cinq années, il est difficile d’éviter totalement
les petites blessures, troubles digestifs
ou moments de fatigue.
L’important était surtout de
ne pas laisser un petit problème devenir sérieux.
Voyager loin de chez soi ne signifie pas forcément
être loin de toute médecine.
Dans de nombreuses villes,
pharmacies et professionnels de santé permettaient
de compléter ce que je n’avais pas avec moi.
L’autonomie a ses limites.
Certaines situations nécessitent de consulter
plutôt que d’essayer de tout gérer soi-même.
Voyager longtemps apprend aussi
à reconnaître ces limites.
Au départ, ma trousse médicale reflétait surtout toutes les situations que j’imaginais pouvoir rencontrer. Avec le temps, elle a davantage reflété ce dont j’avais réellement besoin. Un apprentissage finalement assez proche de celui que j’ai fait avec le reste de mon sac.
Avant de prendre la route, j’ai donc décidé de me faire opérer des yeux afin de ne plus avoir à transporter lentilles et produits d’entretien pendant mon tour du monde.
L’opération représentait une dépense importante : 1 520 euros. Mais elle supprimait aussi une contrainte quotidienne qui aurait pu devenir particulièrement pénible dans certaines conditions de voyage.
Je parlais à l’époque d’un « plaisir indescriptible » de ne plus avoir de problème de vue. C’est donc une dépense que je n’ai jamais regrettée.
Se préparer suffisamment pour pouvoir ensuite oublier la préparation et profiter de la route.