Une dépense invisible
L’assurance fait partie de ces dépenses
dont on ne profite pas vraiment lorsque tout va bien.
Et pourtant, c’est précisément
ce que l’on souhaite lorsqu’on la souscrit.
Partir cinq ans autour du monde avec un petit budget, c’était aussi accepter de payer pour une protection que j’espérais ne jamais avoir à utiliser.
J’ai longtemps hésité entre le coût d’une assurance et le risque de partir sans couverture. Finalement, la prudence l’a emporté.
Voici le choix que j’avais fait au départ du tour du monde, dans le contexte et aux tarifs de l’époque.
Lorsque chaque euro compte, une assurance qui représente plusieurs centaines d’euros par an peut sembler être une dépense facile à supprimer.
Surtout lorsque l’on part jeune, en bonne santé et avec l’impression que les gros problèmes arrivent surtout aux autres.
L’idée de me savoir pendant plusieurs années à l’autre bout du monde sans couverture médicale ne la rassurait évidemment pas beaucoup. Elle m’a convaincu que ce poste budgétaire faisait partie des économies qu’il valait mieux ne pas chercher à réaliser.
J’ai finalement souscrit une assurance auprès d’AVA, avec un tarif spécial de 690 euros par an pour la couverture qui m’avait été proposée à l’époque.
L’assurance fait partie de ces dépenses
dont on ne profite pas vraiment lorsque tout va bien.
Et pourtant, c’est précisément
ce que l’on souhaite lorsqu’on la souscrit.
Une hospitalisation ou un rapatriement à l’autre bout du monde peut représenter des sommes sans commune mesure avec le prix annuel d’une assurance.
Partir assuré ne supprimait évidemment aucun risque.
Mais cela me permettait de prendre la route
en sachant qu’en cas de gros problème,
je ne serais pas complètement seul.
Le tarif de 690 euros, les garanties et l’offre AVA présentés ici correspondent à la préparation de mon tour du monde. Les contrats et tarifs d’assurance voyage ont depuis évolué : cette page raconte donc mon choix de l’époque et ne constitue pas une recommandation d’offre actuelle.
Depuis, les offres d'assurance voyage ont beaucoup évolué.
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Une consultation ou quelques médicaments
n’étaient pas nécessairement le principal problème.
Ce qui m’inquiétait davantage était
une hospitalisation importante dans un pays
où les soins pouvaient coûter très cher.
En cas d’accident ou de problème grave,
il fallait pouvoir être pris en charge,
voire rapatrié si la situation l’exigeait.
C’était probablement
l’un des risques financiers les plus difficiles
à assumer seul.
Voyager signifie aussi pouvoir provoquer,
même involontairement, un dommage à quelqu’un
ou à quelque chose.
Une couverture adaptée permet de ne pas transformer
un accident en catastrophe financière.
Mon sac contenait finalement assez peu de choses,
mais certaines étaient indispensables au voyage.
Vol, perte ou détérioration faisaient donc aussi partie
des situations à prendre en compte.
Pour un voyage long, il ne suffit pas de regarder le prix affiché. Il faut surtout comparer les plafonds de frais médicaux, les exclusions, les franchises, la durée maximale du contrat, les pays couverts et les conditions d’assistance ou de rapatriement.
Je ne dispose plus ici du détail complet de mon contrat AVA de 2003 : les éléments ci-dessus expliquent donc les risques que je cherchais à couvrir et ne prétendent pas reproduire les garanties exactes de ce contrat.
Pendant mon tour du monde, j’ai cherché à réduire mes dépenses partout où cela était possible : transport, hébergement, nourriture…
Mais certaines économies peuvent exposer à des conséquences totalement disproportionnées. L’assurance en faisait partie.
Je n’avais aucune certitude d’en avoir besoin. C’était même exactement ce que j’espérais. Mais si un accident grave ou une hospitalisation était survenu, les sommes engagées auraient pu dépasser très largement mon budget de voyage.
Une bonne assurance est peut-être celle que l’on paie en espérant ne jamais avoir besoin de vérifier si elle est vraiment bonne.
Une assurance moins chère n’est intéressante que si elle couvre réellement les risques importants du voyage envisagé.
Plafonds, franchises, durée, pays couverts, activités exclues : ce sont souvent les petites lignes qui font la différence.
Un week-end en Europe et un tour du monde de plusieurs années ne nécessitent évidemment pas la même protection.
Économiser sur le voyage, oui.
Économiser sur le risque d’un gros pépin, beaucoup moins.