Ludovic Hubler
Entrepreneur social, conférencier,
écrivain voyageur
Carnet de route
in f
TOUR DU MONDE EN STOP • 2003–2008

Assurance

Partir cinq ans autour du monde avec un petit budget, c’était aussi accepter de payer pour une protection que j’espérais ne jamais avoir à utiliser.

J’ai longtemps hésité entre le coût d’une assurance et le risque de partir sans couverture. Finalement, la prudence l’a emporté.

Voici le choix que j’avais fait au départ du tour du monde, dans le contexte et aux tarifs de l’époque.

01
Le dilemme avant le départ

Partir assuré…
ou pas ?

J’ai longtemps hésité avant de choisir une assurance pour mon tour du monde.

Toutes les offres me paraissaient très chères par rapport à mon petit budget. Pendant un moment, j’ai même sérieusement envisagé de partir sans aucune couverture.
Économiser quelques centaines d’euros… …ou risquer une facture impossible à payer ?

Lorsque chaque euro compte, une assurance qui représente plusieurs centaines d’euros par an peut sembler être une dépense facile à supprimer.

Surtout lorsque l’on part jeune, en bonne santé et avec l’impression que les gros problèmes arrivent surtout aux autres.

Ma mère a rapidement tranché le débat

L’idée de me savoir pendant plusieurs années à l’autre bout du monde sans couverture médicale ne la rassurait évidemment pas beaucoup. Elle m’a convaincu que ce poste budgétaire faisait partie des économies qu’il valait mieux ne pas chercher à réaliser.

690 € / an
Le choix final

J’ai finalement souscrit une assurance auprès d’AVA, avec un tarif spécial de 690 euros par an pour la couverture qui m’avait été proposée à l’époque.

01

Une dépense invisible

L’assurance fait partie de ces dépenses dont on ne profite pas vraiment lorsque tout va bien.

Et pourtant, c’est précisément ce que l’on souhaite lorsqu’on la souscrit.

02

Un risque financier énorme

Une hospitalisation ou un rapatriement à l’autre bout du monde peut représenter des sommes sans commune mesure avec le prix annuel d’une assurance.

03

Une tranquillité d’esprit

Partir assuré ne supprimait évidemment aucun risque.

Mais cela me permettait de prendre la route en sachant qu’en cas de gros problème, je ne serais pas complètement seul.

Mon expérience en 2003

Le tarif de 690 euros, les garanties et l’offre AVA présentés ici correspondent à la préparation de mon tour du monde. Les contrats et tarifs d’assurance voyage ont depuis évolué : cette page raconte donc mon choix de l’époque et ne constitue pas une recommandation d’offre actuelle.

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Les garanties, conditions et tarifs évoluent : vérifiez toujours les conditions du contrat correspondant à votre voyage avant de souscrire.

02
Assurer l’essentiel

Ce que je voulais
vraiment couvrir

Pour un voyage de quelques semaines, certaines dépenses peuvent éventuellement être absorbées.

Pour un périple de plusieurs années à travers des dizaines de pays, la question changeait complètement : il fallait surtout me protéger contre les événements capables de mettre brutalement un terme au voyage.
+

Frais médicaux

Une consultation ou quelques médicaments n’étaient pas nécessairement le principal problème.

Ce qui m’inquiétait davantage était une hospitalisation importante dans un pays où les soins pouvaient coûter très cher.

Assistance & rapatriement

En cas d’accident ou de problème grave, il fallait pouvoir être pris en charge, voire rapatrié si la situation l’exigeait.

C’était probablement l’un des risques financiers les plus difficiles à assumer seul.

!

Responsabilité civile

Voyager signifie aussi pouvoir provoquer, même involontairement, un dommage à quelqu’un ou à quelque chose.

Une couverture adaptée permet de ne pas transformer un accident en catastrophe financière.

Bagages & matériel

Mon sac contenait finalement assez peu de choses, mais certaines étaient indispensables au voyage.

Vol, perte ou détérioration faisaient donc aussi partie des situations à prendre en compte.

Je n’assurais pas mon confort. J’assurais surtout le gros pépin.
Avec mon budget limité, je n’avais pas besoin d’un contrat capable de rembourser le moindre désagrément.

Ce que je recherchais avant tout était une protection contre les événements rares mais potentiellement très coûteux : accident sérieux, hospitalisation, assistance ou rapatriement.

C’est aussi ce raisonnement qui m’a finalement convaincu que partir totalement sans assurance aurait été une économie assez peu raisonnable.
Un point que je regarderais particulièrement aujourd’hui

Pour un voyage long, il ne suffit pas de regarder le prix affiché. Il faut surtout comparer les plafonds de frais médicaux, les exclusions, les franchises, la durée maximale du contrat, les pays couverts et les conditions d’assistance ou de rapatriement.

Je ne dispose plus ici du détail complet de mon contrat AVA de 2003 : les éléments ci-dessus expliquent donc les risques que je cherchais à couvrir et ne prétendent pas reproduire les garanties exactes de ce contrat.

03
Cinq années plus tard

Avec le recul,
je referais ce choix

Au moment de préparer mon voyage, 690 euros par an me paraissaient représenter une petite fortune.

Avec le recul, je considère pourtant que l’assurance faisait partie des dépenses qu’il aurait été imprudent de supprimer pour faire quelques économies.
MON CHOIX EN 2003
Partir léger,
oui.

Partir sans filet,
non.
690 € par an

Pendant mon tour du monde, j’ai cherché à réduire mes dépenses partout où cela était possible : transport, hébergement, nourriture…

Mais certaines économies peuvent exposer à des conséquences totalement disproportionnées. L’assurance en faisait partie.

Je n’avais aucune certitude d’en avoir besoin. C’était même exactement ce que j’espérais. Mais si un accident grave ou une hospitalisation était survenu, les sommes engagées auraient pu dépasser très largement mon budget de voyage.

Une bonne assurance est peut-être celle que l’on paie en espérant ne jamais avoir besoin de vérifier si elle est vraiment bonne.

01 — COMPARER

Pas seulement le prix

Une assurance moins chère n’est intéressante que si elle couvre réellement les risques importants du voyage envisagé.

02 — LIRE

Garanties & exclusions

Plafonds, franchises, durée, pays couverts, activités exclues : ce sont souvent les petites lignes qui font la différence.

03 — ADAPTER

À son propre voyage

Un week-end en Europe et un tour du monde de plusieurs années ne nécessitent évidemment pas la même protection.

Économiser sur le voyage, oui.
Économiser sur le risque d’un gros pépin, beaucoup moins.