Avant ce tour du monde, j’avais déjà appris une leçon
lors de précédents voyages en stop :
un sac trop lourd finit toujours par devenir
beaucoup plus lourd qu’on ne l’imaginait.
Je suis donc parti avec deux petits sacs plutôt
qu’un énorme sac à dos contenant toute ma vie.
Le sac arrière
Le quotidien
Quelques vêtements, juste assez pour rester propre
environ huit jours. C’était celui qui pouvait aller
dans les coffres, sur les toits ou au milieu
des autres bagages.
Le sac avant
Celui à ne jamais perdre
Matériel photo et vidéo, ordinateur
et documents importants.
Il restait toujours avec moi,
y compris lorsque l’autre sac quittait mon champ de vision.
Cette organisation s’est révélée extrêmement pratique
pour l’auto-stop : je pouvais laisser rapidement
le grand sac dans le véhicule tout en gardant
avec moi ce qui avait réellement de la valeur.
Ce sac a vécu presque autant d’aventures que moi
À la fin du voyage, mon sac arrière était décoloré
et imprégné de poussière. Pendant cinq années,
il avait supporté des températures allant de
-42 °C à +48 °C, traversé
59 pays et embarqué dans
plus de 1 300 véhicules.
Il s’est retrouvé sur des toits de voitures,
coincé sous d’autres bagages, sous mes pieds,
sous mes fesses au bord des routes
et même dans l’eau d’un port des Marquises.
Il m’a servi d’oreiller un nombre incalculable de fois.
Plusieurs fois proche de la fin,
il fut régulièrement réparé par des personnes rencontrées
sur la route. Il a finalement tenu jusqu’au bout.
5 ans
de voyage
59
pays
1 300+
véhicules
-42 / +48°
températures extrêmes