Ludovic Hubler
Entrepreneur social, conférencier,
écrivain voyageur
Carnet de route
in f
Ludovic Hubler et Marisol
PANAMA · STRASBOURG · ÈZE

LA
FAMILLE.

La plus belle rencontre du voyage.
Je suis parti faire le tour du monde pour découvrir des pays, rencontrer des gens et réaliser un rêve d’enfant.

Je ne savais pas encore que ce voyage allait aussi me permettre de rencontrer Marisol, celle avec qui j’allais construire, quelques années plus tard, une famille et une nouvelle aventure.
2005 rencontre à Panama
2009 · 2010 mariages à Strasbourg puis au Panama
Ana-Laura & Sebastian la suite de l’histoire
01
Une rencontre que je n’avais pas prévue

Panama,
11 septembre 2005

Cela fait alors plus de deux ans et demi que je parcours le monde en stop. Je suis à Panama City depuis deux semaines, à la recherche d’un bateau sur lequel travailler pour traverser le Pacifique et rejoindre l’Australie.

Ce 11 septembre est aussi mon anniversaire. Une amie rencontrée quelques mois auparavant décide d’organiser une petite fête. Parmi la dizaine de personnes invitées, il y a Marisol.
PANAMA CITY
11
SEPT.
2005
Le jour de mon anniversaire.

Mes journées sont alors consacrées à parcourir les pontons et à aller de voilier en voilier dans l’espoir de trouver le bateau providentiel qui pourra m’emmener de l’autre côté du Pacifique.

Le soir, je découvre Panama City et profite de cette attente forcée pour rencontrer les habitants de la capitale.

Ce soir-là, Andreina, une jeune femme rencontrée quelques mois auparavant, organise une petite fête pour mon anniversaire.

Et au milieu des invités, une jeune avocate panaméenne attire immédiatement mon attention.

Marisol à Panama
MARISOL · PANAMA
EXTRAIT — LE MONDE EN STOP
« Parmi les invités, je remarque instantanément une jeune fille pleine de vie et de charme répondant au doux prénom de Marisol. Nous passons de longues heures à discuter, puis décidons de nous revoir le lendemain pour mieux nous connaître… »
Extrait de « Le Monde en stop — 5 années à l’école de la vie »
Les jours passent…

Chaque soir, nous nous retrouvons au Causeway.

Face à l’océan et aux gratte-ciel de Panama City, nous passons des heures à parler de nos vies, de nos projets et de notre vision du monde.

Marisol est avocate. Elle envisage de poursuivre ses études en Europe, de découvrir un continent qu’elle ne connaît pas et d’apprendre une nouvelle langue.

Une complicité s’installe rapidement. Et, pour la première fois depuis longtemps, je sens que cette rencontre pourrait être différente de toutes celles faites sur la route.

MAIS LE VOYAGE CONTINUE

« Je me l’étais promis : le tour du monde d’abord, la possibilité d’une relation ensuite. »

Si le destin veut que l’on se revoie,
on se reverra.

02
Deux vies, deux continents, une histoire qui continue

27 mois
à distance

Je quitte finalement Panama et reprends la route. Marisol reste de son côté en Amérique centrale. À ce moment-là, rien ne permet vraiment de savoir où cette rencontre nous conduira.

Mais contrairement à tant de rencontres de voyage qui s’effacent avec les kilomètres, celle-ci va continuer à vivre.
27 mois séparés

entre Panama et nos retrouvailles

≈ 1 100 e-mails échangés

pour apprendre à nous connaître à distance

2007 les retrouvailles

cette fois en Alsace

PENDANT CE TEMPS-LÀ

Moi, je continue mon tour du monde.

Je poursuis cette aventure commencée en 2003, avec encore des milliers de kilomètres devant moi, des frontières à franchir et des rencontres à vivre.

La promesse que je m’étais faite reste la même : aller au bout de mon tour du monde.

Mais quelque chose a changé. Où que je sois sur la planète, il y a désormais quelqu’un à qui j’ai envie de raconter ce que je vis.

D'UN BOUT DU MONDE À L'AUTRE
1 100

e-mails en un peu plus de deux ans.

Pas de WhatsApp, pas de visioconférences permanentes dans la poche : à l’époque, notre histoire se construit essentiellement par écrit.

Au fil des messages, nous racontons nos quotidiens, échangeons nos idées, partageons nos projets et apprenons progressivement à nous connaître malgré la distance.

Les kilomètres nous séparaient.
Les mots, eux, nous rapprochaient.

NOVEMBRE 2007 Marisol
arrive en
Alsace.
27 mois après Panama.

En novembre 2007, après environ 27 mois et 1 100 e-mails échangés, Marisol arrive finalement en Alsace.

Elle souhaite poursuivre ses études en Europe et découvrir ce continent dont nous avions tant parlé lors de nos premières soirées à Panama.

Cette fois, il ne s’agit plus simplement de quelques jours passés ensemble entre deux étapes d’un tour du monde.

Nous allons pouvoir découvrir si cette histoire construite à distance peut également exister dans la vie réelle.

ET L'HISTOIRE PREND UN NOUVEAU TOURNANT

Quelques mois plus tard, Marisol ne va pas seulement partager mon quotidien. Elle va aussi m’accompagner pour boucler les derniers kilomètres de mon tour du monde.

03
Les derniers kilomètres ne se feront pas seul

Boucler la boucle
ensemble

Mon tour du monde avait commencé à Val d’Isère. Pour qu’il soit réellement terminé, il fallait revenir exactement là où tout avait commencé.

Après cinq années sur les routes, il me restait donc une dernière ligne droite. Cette fois, Marisol allait la parcourir avec moi.
DERNIÈRE ÉTAPE
Strasbourg

Val d’Isère
Une dernière fois, le pouce levé.

Après m’avoir retrouvé en Alsace, Marisol accepte donc de découvrir de manière très concrète ce mode de voyage dont je lui parle depuis plus de deux ans.

Direction Val d’Isère, en auto-stop évidemment.

Pour moi, lever le pouce au bord d’une route est devenu presque banal. Pour elle, beaucoup moins.

Elle n’est pas franchement rassurée, mais elle se prête au jeu. Et nous finissons par arriver ensemble au point où l’aventure avait commencé.

Marisol faisant de l'auto-stop pour rejoindre Val d'Isère
Une première pour Marisol
Le pouce levé au bord de la route.
Ludovic et Marisol en route vers Val d'Isère
Sortie de Strasbourg
En route vers Val d’Isère.
Pour moi

Terminer une aventure

Revenir à Val d’Isère, c’est fermer une parenthèse ouverte cinq ans plus tôt.

Un rêve d’enfant est devenu réalité.

Pour nous

En commencer une autre

Ces derniers kilomètres ont aussi une dimension différente.

Ils marquent le moment où la route solitaire laisse progressivement place à une histoire à deux.

J’étais parti seul.
Je bouclais la boucle à deux.
Lorsque j’avais quitté Val d’Isère, je ne savais évidemment pas ce que ces cinq années allaient changer dans ma vie.

Le voyage m’avait donné des rencontres, des expériences, des convictions et une nouvelle manière de regarder le monde.

Mais il m’avait aussi offert quelque chose que je n’étais absolument pas parti chercher : la personne avec laquelle j’allais construire la suite de ma vie.

Le tour du monde pouvait se terminer.
Notre histoire, elle, ne faisait que commencer.

04
Après la route, la vie à deux

Strasbourg,
le premier oui

La fin du tour du monde marque aussi le véritable début de notre vie de couple.

Après des années de route, de distance et de milliers de kilomètres, nous découvrons quelque chose de beaucoup plus banal : vivre ensemble au quotidien.
STRASBOURG · 2008 Deux personnes.
25 m².
Une nouvelle vie.
Après les grands espaces, le petit appartement.

En 2008, notre histoire prend donc une forme très différente.

Plus de séparation entre deux continents, plus de rendez-vous entre deux étapes du voyage : nous vivons désormais ensemble à Strasbourg.

Et après avoir parcouru le monde, je découvre avec Marisol une autre forme d’aventure : celle du quotidien.

Nous partageons alors un appartement d’environ 25 mètres carrés. Un espace plutôt modeste, mais suffisamment grand pour vérifier que notre histoire fonctionne aussi lorsque l’on ne se dit plus au revoir au bout de quelques jours.

Marisol à Strasbourg Marisol à Strasbourg · 2008
SAINT-VALENTIN 14
FÉVRIER
2009
Après quelques mois de vie commune, je décide de franchir une nouvelle étape.

Le 14 février 2009, je demande Marisol en mariage.

Et, heureusement pour la suite de cette page, elle dit oui.
UN MOIS PLUS TARD 21 mars
2009

La cérémonie civile se déroule le 21 mars 2009 à la mairie de la place Broglie, au cœur de Strasbourg.

Près de trois ans et demi après notre première rencontre à Panama City, nous devenons officiellement mari et femme.

Marisol Richards Espinosa devient Marisol Richards Espinosa Hubler.

Strasbourg pour le premier oui.
Mais il reste encore à célébrer cette histoire là où elle a commencé.

05
Retour là où notre histoire avait commencé

Panama,
le deuxième oui

Après le mariage civil à Strasbourg, il restait une autre étape importante.

Près d’un an plus tard, nous retournons au Panama, le pays où nous nous étions rencontrés en 2005, pour célébrer notre mariage religieux.
PANAMA
6
FÉVRIER
2010
Cette fois, les pieds dans le sable.

Une cérémonie sur la plage

Nous avions envie d’un mariage qui nous ressemble : chaleureux, simple dans son esprit et un peu différent.

Nous choisissons donc de nous marier sur une plage près de Farallón, à environ 90 minutes de route de Panama City.

Après Strasbourg, c’est aussi une manière de célébrer notre histoire dans le pays de Marisol, entourés de sa famille, de nos proches et de nos amis.

La cérémonie religieuse et la fête qui suit resteront pour nous des moments d’une intensité formidable.

Strasbourg avait officialisé notre union.
Panama lui donnait aussi ses racines.

Strasbourg

Mon histoire

L’Alsace est le lieu de mon enfance, de ma famille et de mon retour après cinq années de voyage.

C’est là que nous avons commencé notre vie quotidienne à deux.

Panama

Son histoire

Panama est le pays de Marisol, de sa famille et de notre première rencontre.

Il était naturel que notre mariage soit aussi célébré de ce côté de l’Atlantique.

Deux pays, deux familles, une même histoire.
Notre couple s’est construit entre plusieurs mondes : la France et le Panama, l’Europe et l’Amérique latine, mes racines et celles de Marisol.

Cette double culture allait naturellement devenir aussi celle de la famille que nous allions construire ensemble.

La prochaine aventure ne serait plus seulement à deux.
06
Une histoire racontée avec d’autres mots

Lire,
écouter

Cette histoire née au cours du tour du monde a aussi intéressé plusieurs médias.

Si vous souhaitez la découvrir autrement, deux formats permettent d’aller plus loin : un article et un podcast.
À LIRE · FEMME ACTUELLE

Notre histoire racontée dans Femme Actuelle

Le magazine revient sur notre rencontre au Panama pendant mon tour du monde, la relation à distance qui a suivi et la manière dont cette rencontre improbable est finalement devenue une histoire de vie.

Lien vers l’article à venir
À ÉCOUTER · PODCAST EX...

« La correspondance »

EX... 38 min 26 mars 2021

Dans cet épisode, je raconte toute notre histoire : la rencontre au Panama, les milliers de kilomètres qui nous séparaient, les lettres, les retrouvailles et la naissance progressive de notre couple.

Écouter sur Apple Podcasts →

Une rencontre de voyage est devenue une histoire de vie.

07
Une nouvelle aventure commence

De deux
à quatre

Après Panama, Strasbourg, les kilomètres et les mariages, notre histoire continue.

Nous avons ensuite eu le bonheur de devenir parents de Ana-Laura et Sebastian. Et avec eux, le mot « voyage » a progressivement pris une nouvelle dimension.
LA SUITE DE L'HISTOIRE Ana-Laura.
Sebastian.
Nous quatre.
Une famille entre plusieurs cultures.

Avec Marisol, notre famille porte naturellement plusieurs cultures, plusieurs histoires et plusieurs regards sur le monde.

Il y a mes racines françaises et alsaciennes, celles de Marisol au Panama, puis tout ce que les voyages et les rencontres ont ajouté au fil des années.

Ana-Laura et Sebastian grandissent donc dans un univers où le monde extérieur n’est pas quelque chose de lointain : il fait partie de notre quotidien.

Ana-Laura

La première à agrandir la famille

Avec son arrivée, nous découvrons une nouvelle manière de regarder les voyages, les projets et l’organisation de la vie quotidienne.

Sebastian

Puis nous voilà quatre

Une famille désormais complète, avec laquelle les voyages continuent — différemment de mes années de stop, mais toujours avec la même curiosité pour le monde.

Voyager avec nos enfants, ce n’est pas collectionner les pays.
Nous voyageons beaucoup en famille.

Ce n’est pas seulement parce que nous aimons partir. C’est aussi parce que je considère le voyage comme un formidable outil d’éducation et d’ouverture.

Découvrir un autre pays, entendre une autre langue, observer d’autres façons de vivre, goûter une cuisine inconnue, comprendre que les habitudes que l’on considère comme « normales » ne sont pas universelles…

Tout cela permet, je crois, d’ouvrir les jeunes au monde qui les entoure et de casser très tôt certaines idées préconçues.
Voir

Sortir de son cadre

Comprendre qu’il existe une multitude de façons de vivre, de penser et d’organiser une société.

Rencontrer

Aller vers les autres

Derrière un pays, une culture ou une religion, il y a d’abord des personnes et des histoires.

Comprendre

Casser les idées reçues

Le voyage confronte les représentations à la réalité et oblige souvent à revoir ses certitudes.

Transmettre

Rester curieux

Plus encore que le goût du voyage, j’aimerais transmettre à nos enfants le goût de la découverte et de l’altérité.

Voyager beaucoup, mais toujours avoir un endroit où revenir.
Notre point d’ancrage est aujourd’hui Èze, sur la Côte d’Azur.

C’est là que nous retrouvons notre quotidien, notre famille, l’école, le travail et cette vie plus sédentaire qui contraste forcément avec mes cinq années passées sur les routes.

Et c’est peut-être justement cet équilibre qui permet de continuer à partir : avoir des racines suffisamment solides pour pouvoir continuer à regarder ailleurs.
DE PANAMA À AUJOURD'HUI

Le tour du monde m’a appris à aller vers les autres.
Aujourd’hui, j’essaie simplement de transmettre cette curiosité à mes enfants.