Une aventure qui m’a conduit d’Europe en Afrique, puis aux Amériques, en Océanie et en Asie.
Au total, j’ai parcouru environ 170 000 kilomètres au cours de ces cinq années.
L’essentiel s’est fait en auto-stop, complété par différents bateaux pour franchir les mers et les océans.
Mais derrière cette distance, il y a surtout une succession de petits trajets : parfois quelques kilomètres seulement, parfois plusieurs centaines, et exceptionnellement plus de 1 700 kilomètres avec le même conducteur.
Une aventure qui m’a conduit d’Europe en Afrique, puis aux Amériques, en Océanie et en Asie.
Cinquante-neuf pays, autant de frontières, de cultures, de langues et de manières différentes de regarder le monde.
Environ 1 300 personnes
ont accepté de me prendre en stop.
Sans elles, l’aventure n’aurait tout simplement pas existé.
170 000 kilomètres, certes.
Mais surtout 1 300 portières qui se sont ouvertes.
Stations-service, péages, sorties de villes ou simplement bords de route : une partie importante de l’aventure s’est déroulée à attendre.
Sur cinq années, j’estime avoir passé environ 10 000 heures à chercher un véhicule, attendre un conducteur ou espérer le prochain départ.
Ces moments faisaient partie intégrante du voyage. Ils étaient parfois frustrants, parfois propices aux rencontres et souvent totalement imprévisibles.
Mon attente la plus longue
dans une station-service avant de trouver
quelqu’un acceptant de me prendre.
À ce stade-là, chaque voiture qui arrive
ressemble un peu à une promesse.
À Tarragone, en Espagne,
la première voiture s’arrête presque immédiatement.
Comme quoi l’auto-stop peut être
très lent… ou beaucoup plus rapide qu’un bus.
20 000 refus, peut-être.
Mais 1 300 « oui » ont suffi pour faire le tour du monde.
Le trajet le plus long en durée passé dans un même véhicule a duré cinq jours et demi.
C’était lors d’une traversée d’une partie du Sahara.
À ce niveau-là, on ne parle plus vraiment d’un conducteur qui vous dépose quelques kilomètres plus loin : on partage une portion entière du voyage.
Les kilomètres passent, les repas aussi, les discussions deviennent plus longues et l’inconnu rencontré au bord de la route finit presque par devenir un compagnon de voyage.
C’est la plus grande distance
parcourue avec un même véhicule :
entre Florianópolis, au Brésil,
et Buenos Aires, en Argentine.
Une sacrée course pour un seul « lift ».
C’est le nombre de bateaux
utilisés au cours du tour du monde.
Parce qu’à un moment donné,
même le meilleur auto-stoppeur du monde
se retrouve face à un problème :
l’océan.
Sur la route comme sur l'eau,
le plus intéressant n'était pas seulement d'arriver.
Mon tour du monde en stop m’a coûté au total environ 25 000 euros.
Une somme importante, mais qui prend une autre dimension lorsqu’on la rapporte à cinq années complètes de voyage.
Pour maintenir ce budget, il fallait évidemment voyager simplement, limiter les dépenses et trouver régulièrement des solutions alternatives.
En faisant de l’auto-stop,
mes dépenses de transport terrestre
étaient extrêmement faibles.
Je dépensais essentiellement
pour certains déplacements
à l’intérieur des villes.
Je dormais principalement
chez l’habitant, sous ma tente,
dans des véhicules ou parfois à la belle étoile.
Les nuits d’hôtel sont restées
exceptionnelles durant ces cinq années.
Voyager longtemps ne demande pas forcément beaucoup d'argent.
Mais cela demande souvent beaucoup d'imagination.
Au total, j’ai donné environ 350 conférences pendant mon tour du monde.
Elles ont eu lieu dans des écoles, des universités, des Rotary clubs et des Alliances françaises.
Ces rencontres me permettaient de raconter le voyage, mais aussi de partager les leçons apprises sur la route : l’ouverture aux autres, la confiance, l’adaptation et la nécessité de dépasser les idées reçues.
Expliquer le monde, répondre aux questions et montrer qu’un voyage peut aussi devenir un outil d’apprentissage.
Partager un parcours atypique avec des jeunes eux-mêmes en train de réfléchir à la direction qu’ils veulent donner à leur vie.
Des rencontres qui ont également créé de nombreux liens et participé à faire du voyage un projet de transmission.
Raconter le voyage à des publics très différents et créer des échanges autour des cultures et des rencontres.
170 000 kilomètres pour découvrir le monde.
350 conférences pour essayer de le raconter.