Le soutien
Savoir que mes proches croyaient dans le projet me permettait de continuer sans avoir le sentiment de devoir choisir entre l’aventure et mes racines.
Mes parents m’ont souvent manqué au cours de ce tour du monde.
Pourtant, malgré la distance, ils sont restés très présents, par leurs messages, leurs encouragements et la confiance qu’ils accordaient à mon projet.
J’ai également eu la chance de les retrouver pendant le voyage, notamment lorsqu’ils sont venus en Chine. Ces retrouvailles donnaient à chaque fois une saveur particulière à l’aventure.
Savoir que mes proches croyaient dans le projet me permettait de continuer sans avoir le sentiment de devoir choisir entre l’aventure et mes racines.
Voir ma famille à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous transformait ces moments en véritables parenthèses au milieu du voyage.
On peut faire le tour du monde
sans jamais vraiment quitter les siens.
Eric, de dix ans mon aîné, et Marc, de six ans mon aîné, complètent la famille de base.
Chacun a suivi son chemin, mais tous deux sont restés très présents pendant mon aventure.
Cette photo prise à Marseille peu avant mon départ appartient aujourd’hui à ces images qui prennent une valeur particulière avec le temps.
Eric a notamment développé une activité autour du comportement en entreprise, en s’inspirant de son expérience des arts martiaux.
Il a également coécrit avec Philippe Blanc le livre « L’Équilibriste ».
J’attendais impatiemment l’arrivée d’Eric. Il était environ 11 heures du matin et les passagers sortaient progressivement de l’avion.
Puis soudain, Eric apparut au loin… accompagné de Jean-Luc, mon ancien colocataire et partenaire de stop sur les routes européennes.
Je ne m’attendais absolument pas à le voir. La surprise était totale.
Nous nous sommes retrouvés
au cœur de l’un des lieux
les plus fascinants de la planète :
le Machu Picchu.
Un endroit déjà exceptionnel,
mais forcément encore plus fort
lorsqu’il est partagé avec des amis
venus de si loin pour vous rejoindre.
Marc est venu me rendre visite à trois reprises au cours du tour du monde : au Brésil, au Mexique et en Inde. Trois séjours, trois parenthèses, et autant de souvenirs partagés au milieu de cette aventure de cinq ans.
Jean-Luc est également revenu
partager un morceau de l’aventure,
cette fois en Inde,
accompagné de sa chère et tendre.
Au fil des années,
ces visites sont devenues
autant de repères dans mon voyage :
des moments où le monde parcouru
rencontrait soudain ceux
avec qui j’avais grandi.
Les plus beaux endroits du monde
le deviennent encore davantage lorsqu'on peut les partager.
Partir longtemps implique forcément de manquer une partie de la vie de ceux que l’on aime.
Il m’est arrivé de suivre de loin des mariages, des naissances ou d’autres moments importants, et de ressentir parfois le poids de cette distance.
Mais cinq années plus tard, je me suis aussi rendu compte que les amitiés solides ne se mesurent pas uniquement au nombre de soirées passées ensemble ou à la fréquence des rencontres.
Certaines relations ont changé, d’autres se sont renforcées, mais beaucoup ont simplement traversé les kilomètres.
Emails, appels, premiers chats sur Internet : les technologies de l’époque permettaient déjà de maintenir un fil avec la France.
Certaines retrouvailles avaient lieu après de longs mois sans se voir, mais les conversations reprenaient parfois exactement là où elles s’étaient arrêtées.
Le voyage m’a fait découvrir d’innombrables personnes, mais il m’a aussi rappelé la valeur de celles qui étaient là avant mon départ.
Partir m'a appris à aller vers les autres.
Mais aussi à mesurer la chance d'avoir des gens vers qui revenir.