Peuples, communautés & rencontres
Les visages, les familles et les communautés qui ont donné du sens aux kilomètres parcourus.
Du tour du monde en stop aux Routes de la Paix, des traversées en voilier aux voyages en famille, chaque itinéraire raconte une époque, des rencontres et une manière différente de découvrir le monde.
Durant mon tour du monde en stop, j’avais finalement assez peu parcouru l’Afrique, en traversant surtout le Maroc, le Sahara occidental, la Mauritanie, le Sénégal et le Cap-Vert.
Les années suivantes m’ont permis d’y revenir autrement, notamment à travers mes engagements professionnels et associatifs. Côte d’Ivoire, Burundi, Congo, République démocratique du Congo, Kenya, Madagascar ou encore Ouganda sont ainsi venus compléter cette première approche du continent.
À cela s’ajoutent également la Tunisie et l’Égypte, découvertes lors d’autres voyages. L’Afrique est ainsi devenue au fil des années un territoire de voyages, de rencontres et d’engagement.
L’Europe est mon continent d’origine, mais c’est aussi celui sur lequel j’ai véritablement appris à voyager. Bien avant le tour du monde, j’y ai réalisé un premier grand tour d’Europe en auto-stop.
Des milliers de kilomètres, des frontières traversées, des nuits improvisées et surtout une succession de rencontres ont progressivement transformé une manière économique de voyager en véritable philosophie de découverte.
Au fil des années, d’autres voyages sont venus compléter cette première aventure, au point de m’avoir aujourd’hui conduit dans la quasi-totalité des pays européens.
Un premier grand voyage en Amérique du Sud, à l’adolescence, avant que le continent ne devienne au fil des années un terrain d’études, de conférences, de road trips et de vie familiale.
Premier grand voyage en Amérique du Sud.
Une année d’études aux États-Unis.
Une année de route et de conférences.
Presque tout le continent parcouru.
Un pays devenu familier au fil des années.
Mon premier voyage sur le continent remonte à 1993, au Brésil, à l’occasion du mariage de mon frère. Ce séjour a joué un rôle important dans mon ouverture au monde.
Quelques années plus tard, une année d’études au Texas puis une longue période de conférences en Amérique du Nord m’ont permis de parcourir une grande partie des États-Unis et de découvrir plusieurs fois le Canada.
Au fil des années, j’ai également exploré la majeure partie de l’Amérique latine et des Caraïbes, avec une place particulière pour le Panama, devenu un pays régulier dans ma vie.
L’Asie a occupé une place majeure dans mon tour du monde en stop. J’y ai traversé une grande diversité de pays, de peuples et de modes de vie, de l’Asie centrale à l’Asie du Sud-Est.
D’autres voyages sont venus compléter cette première exploration, notamment en Chine, à Taïwan, en Asie du Sud-Est ou encore dans plusieurs pays que je n’avais pas eu l’occasion de découvrir auparavant.
C’est probablement le continent où la diversité culturelle, linguistique et humaine m’a le plus souvent donné le sentiment de changer complètement de monde en quelques centaines de kilomètres.
Avec le peuple Badui, en Indonésie : l’un de ces moments où le voyage devient d’abord une rencontre humaine.
Le Moyen-Orient occupe une place particulière dans mon parcours. J’y suis revenu à de nombreuses reprises, notamment dans le cadre de mes activités professionnelles.
Israël et les territoires palestiniens ont ainsi été le théâtre d’une dizaine de séjours liés notamment à mon travail chez Peace and Sport, mêlant déplacements, rencontres et projets de terrain.
D’autres voyages m’ont ensuite conduit dans la péninsule arabique, notamment à Oman et en Arabie saoudite, complétant progressivement ma découverte d’une région complexe, fascinante et en profonde transformation.
De nombreux séjours, notamment dans le cadre de projets professionnels.
Une partie de la région découverte à travers le travail et les projets de terrain.
Une autre facette du Moyen-Orient découverte au fil de voyages plus récents.
Découvrir de l’intérieur un pays en pleine transformation.
L’Océanie est immense, dispersée et parfois difficile à parcourir. Mais mon tour du monde m’a permis d’en découvrir plusieurs facettes, entre grands territoires, archipels du Pacifique et traversées maritimes.
L’Océanie est probablement l’une des régions les plus complexes à explorer tant les distances sont grandes et les territoires dispersés.
Mon tour du monde en stop m’a néanmoins permis d’en découvrir une belle partie, notamment l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Tonga, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française.
Ici, le voyage prend une autre dimension : l’océan n’est plus ce qui sépare les destinations, il devient lui-même une partie de l’itinéraire.
Atteindre l’Antarctique en stop relevait presque de l’absurde. Pourtant, après des dizaines de demandes et plus d’une centaine de réponses négatives, une opportunité s’est finalement présentée. Un moment qui restera gravé à vie.
L’Antarctique n’était pas simplement une destination de plus. C’était un défi en soi : trouver un moyen d’y accéder sans billet classique, en restant fidèle à l’esprit du voyage.
Cette expérience résume assez bien ce que le voyage m’a appris : tenter, insister, accepter les refus… puis saisir l’occasion quand elle finit par apparaître.
Au cours de mon tour du monde, j’ai également eu la chance de traverser les océans Atlantique et Pacifique en voilier. Deux expériences à part, où le temps, la distance et le rapport au voyage prennent une autre dimension. Ici, il n’y a plus vraiment de route : seulement un cap, une météo et beaucoup d’horizon.
Des jours de navigation, des changements de rythme et cette sensation particulière de quitter vraiment un continent pour en rejoindre un autre.
D’île en île, la mer cesse d’être un obstacle pour devenir un territoire à part entière, avec ses propres rythmes et ses propres repères.
Quand les journées se mesurent en milles nautiques plutôt qu’en kilomètres.
Plus de ville, plus de route, parfois simplement de l’eau à 360°.
Après plusieurs jours de mer, apercevoir une côte devient un événement.
Plus qu’un moyen de transport, l’auto-stop a été pendant des années ma principale porte d’entrée vers les autres.
Marcher permet de voir ce que la vitesse nous fait souvent manquer.
Une autre façon de parcourir un territoire au plus près de la route.
Atlantique et Pacifique : lorsque la traversée devient le voyage.
Passer du visiteur à l’invité et prendre le temps de rencontrer.
Avec le temps, ma manière de voyager a aussi évolué. Certaines aventures se vivent désormais en famille. Voyager avec ses enfants change le rythme, les priorités, les rencontres et parfois même le regard porté sur une destination. On ne découvre plus seulement pour soi : on transmet aussi le goût de la curiosité.
Les visages, les familles et les communautés qui ont donné du sens aux kilomètres parcourus.
Les moments où le voyage devient aussi une épreuve.
Comprendre les lieux à travers ce qu’ils ont traversé.
Là où les cartes racontent aussi des tensions et des fractures.
Des voyages qui deviennent parfois des projets.
Là où le monde rappelle simplement son immensité.
Voir autrement les destinations lorsqu’on les partage avec ses enfants.
Brise-glace-stop, frontières improbables, routes inattendues : les histoires qui ne rentrent pas toujours dans une case.