a. Présentation de Ludovic plus détaillée à la première personne

Prèsentation à la première personne

ludoenfantC’est à Bar-le-Duc, chef lieu du département de la Meuse (55), connu uniquement pour les 2 minutes d’arrêt du train Paris – Strasbourg que je vois pour la première fois le jour. Nous sommes alors le 11 septembre 1977 et je deviens le 3ème fils de Mr et Mme Jacques Hubler. Rapidement amené à déménager en Alsace, mes parents me permettent de vivre une enfance heureuse, stable, confortable et sans histoire.

Ce passé calme se confirme au niveau scolaire où les facilités acquises grâce à une éducation exemplaire me permettent de franchir les obstacles les uns après les autres sans problème majeur jusqu’à obtenir un Master of Science in Management à l’IECS, l’Ecole Supérieure de Commerce de Strasbourg, en juin 2002.

Ces études m’ont beaucoup enseigné : structure intellectuelle, connaissances dans les domaines du management, de la négociation, du commerce international, de la gestion financière ou encore de l’informatique…mais ne m’ont rien appris des misères et richesses de la planète.

Une fois mon diplôme en poche, j’ai donc décidé de me lancer dans la réalisation de ce qui était un vieux rêve : faire le tour du monde en utilisant uniquement le stop sous toutes ses formes (auto, bateau…) pour me déplacer.

Mon goût de l’ailleurs remonte en effet à aussi loin que je me souvienne. A l’âge de 8 ans, trônait déjà en face de mon lit une mappemonde de trois mètres sur deux qui chaque soir, telle une provocation, semblait me répéter inlassablement « je t’attends ».

Peu après, à l’âge de onze ans, c’est un globe terrestre lumineux reçu pour mon anniversaire qui vint accompagner mes nuits. Plus qu’une simple veilleuse, celui-ci me permettait d’apprendre par cœur toutes les capitales du monde et de les répéter avec fierté à mon grand frère qui m’interrogeait quotidiennement. Oulan-Bator, Tegucigalpa, Bandar Seri Begawan… Ces noms de villes chargés d’histoires exotiques et de fragrances d’épices ont bercé ma jeunesse. Je m’étais promis qu’un jour, j’irais voir à quoi elles ressemblent.ludomaster

Rêver de faire un tour du monde est une chose. Se lancer pour 170.000 kilomètres de stop à travers 59 pays pendant 5 années en est une autre. Tel un fruit arrivant progressivement à maturité, la décision de partir est l’aboutissement d’un long processus et de plusieurs moments clés :

Le premier de ceux-ci fut en 1993 lors de mon premier voyage à l’étranger au Brésil. Ce séjour familial pour le mariage de mon grand-frère avec une Carioca a joué un rôle un rôle important, une sorte de détonateur. Jeune et immature, j’ai découvert pendant ce séjour le véritable intérêt du voyage, ouvrant mon esprit sur des réalités culturelles et sociales différentes que celles que je vivais au quotidien en France (première vision de la misère, vision d’un pays en crise avec une inflation si forte que les prix n’étaient pas les mêmes du matin au soir, etc.).

Peu après, le stop rentra également dans ma vie. Par obligation d’abord, mon père refusant que ma mère m’emmène à mon entraînement de football jugeant que j’étais trop « cocooné » et pas assez indépendant. Puis par plaisir…

A Vilnius, capitale de la Lituanie, avec Jean-Luc lors du tour d’Europe, prélude au tour du mondeLe confort ou l’aventure ? Le choix ne fut pas évident fin 2002…

Au fil des années, j’ai compris que ce moyen de transport répondait à la fois à mon besoin d’aventures et d’imprévu mais il me permettait aussi de me déplacer à frais réduit, aspect non négligeable pour un jeune aux revenus très limités et d’être en contact permanent avec les populations locales de tous milieux sociaux et culturels. J’ai également pris conscience par la suite de la formidable école de vie qu’il représentait : école de patience, de persévérance, de tolérance, d’attitude positive, de débrouillardise, de diplomatie, de capacité d’adaptation, d’ouverture d’esprit…

Le stop a donc joué un grand rôle dans le façonnement de mon caractère et de ma personnalité.

« Il faut savoir ligne les signes du destin et vivre sa légende personnelle » disait Paulo Coelho dans son formidable livre « l’Alchimiste ». Après avoir parcouru l’Alsace en Stop, puis la France et enfin l’Europe, la logique voulait que je me lance dans un tour du monde le pouce en l’air

Ce tour des hommes m’a permis de vivre le quotidien d’aborigènes en Australie, de descendants d’Incas en Equateur, de moines bouddhiste en Thaïlande, d’intouchables en Inde, de riches propriétaires terriens et de pauvres paysans sans terre au Brésil, de scientifiques en Antarctique, de marins dans des cargos et voiliers à travers le monde, de donner des conférences dans des écoles coraniques au Pakistan ou en Afghanistan, de traverser des zones rouges en Colombie, de visiter la Corée du Nord, dernier pays Stalinien au monde, de vivre cinq années de découvertes et rencontres merveilleuses.

Aujourd’hui, j’aime considérer cette expérience comme mon doctorat de la route, comme une suite nécessaire, presque logique entre la fin de mes études et le début de ma vie professionnelle. Un doctorat où mes professeurs ne se trouvaient pas dans des salles de classe mais au volant de leurs véhicules. Un doctorat d’ethnologie, d’anthropologie, de géologie, de sociologie, de biologie, d’histoire, de géographie, de psychologie, de sciences politiques, de géopolitiques… Un doctorat de vie qui m’a permis d’élargir mes centres d’intérêts, horizons, de comprendre qui je suis et d’où je viens.

Ce site internet a notamment été conçu afin de partager cette époque de ma vie. J’espère que vous prendrez plaisir à le lire puis, peut-être, qu’à votre tour, vous vous lancerez dans une aventure planétaire car comme le dit si bien le proverbe chinois « mieux vaut voir une fois, qu’entendre cent fois ».

De cette expérience, j’ai écrit un livre intitulé « Le Monde en stop, 5 années à l’école de la vie » publié aux éditions Géorama. Celui-ci fut traduit dans plusieurs langues (anglais, arabe, coréen, etc.) et fut également édité en format poche par l’éditeur POCKET. Un documentaire vidéo sortira également.

Entre 2009 et 2014, j’ai travaillé pour Peace and Sport, organisation internationale sous le Haut-Patronage de S.A.S le Prince Albert II de Monaco en tant que responsable des opérations terrain. Plus de détails ici.

J’ai ensuite décidé de me focaliser sur le développement de l’organisation Travel With A Mission (TWAM – www.travelwithamission.org/fr) que j’ai fondé en 2012. Plus de détails ici.

Au niveau personnel, je me suis marié avec Marisol, charmante demoiselle rencontrée au Panama et suis l’heureux papa de 2 enfants. Je continue à voyager, mais avec eux à présent. Plus de détails ici pour la partie famille et ici pour la partie voyages.

Je vous souhaite un bon voyage sur mon site en espérant que vous y trouverez des informations intéressantes.

 

 

Quelques dates importantes de ma vie :

  • 11 septembre 1977 : Naissance à Bar-le-Duc (55)
  • 1994 : Premier grand voyage à l’étranger (Brésil)
  • 1996 : Premiers pas d’auto-stop en Alsace
  • Juin 2002 : Fin de mes études à l’école de commerce de Strasbourg
  • 1er janvier 2003 : Départ pour mon tour du monde en stop
  • 1er janvier 2008 : Retour de mon tour du monde en stop
  • 2008 : Ecriture du livre « Le Monde en stop, 5 années à l’école de la vie »
  • 2009 : Début de mon travail chez Peace and Sport à Monaco
  • 21 mars 2009 : Mariage civil avec Marisol
  • 6 février 2010 : Mariage religieux avec Marisol