Vie pro Peace and Sport
A l'issue de mes études, au mois de juin 2002, ma carrière s'orientait vers le commerce international, en particulier l'export. Ayant baigné depuis ma plus tendre enfance dans le monde de l'entreprise, mon destin ne pouvait être que là.
Mais voilà, un tour du monde change un homme et 5 années passées au bord des routes du monde, à côtoyer les réalités les plus difficiles de la planète et à agir dans diverses organisations, m'ont amené à me poser la question d'une possible réorientation. Non pas que je sois démotivé à l'idée de travailler dans le monde de l'entreprise mais souhaitant surtout que mon emploi futur comporte une dimension sociétale, une possibilité de changer les choses à mon niveau.
Au cours de mon voyage, la question « Mais que vas-tu faire après ton tour du monde ? » m'a été posée probablement un bon millier de fois. Y répondre n'était jamais évident sachant que je n'étais sûr de rien. Selon mon humeur et la tendance du moment, je répondais tantôt que je souhaitais rejoindre les rangs de l'ONU, tantôt devenir journaliste, tantôt je souhaitais demeurer dans le commerce international. En réalité, j'hésitais.
Le commerce international est sans aucun doute le milieu que je connais le mieux mais celui de l'humanitaire est celui qui m'offre la satisfaction personnelle la plus importante. Il apporte cependant également son lot de difficultés, parmi lesquelles le fait de pouvoir être amené à vivre dans des zones où mon épouse aurait des difficultés à trouver du travail.
Une fois mon livre terminé et au moment de débuter ma recherche d'emploi, ma priorité de recherche s'est donc orientée vers les Nations Unies, en particulier le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement), le CCI (Centre du Commerce International, ITC en anglais) ou la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement).
Rentrer dans ces structures est très difficile, notamment du fait de ma nationalité française déjà surreprésentée (quotas par nations à respecter). Pour ce faire, deux solutions sont possibles. La première consiste à simplement répondre aux offres d'emploi sur internet et s'ajouter aux milliers de candidatures reçues chaque année par l'ONU. La seconde consiste à provoquer des rencontres jusqu'à ce que l'une d'entre elles débouche enfin sur un emploi.
A l'époque actuelle où le mot crise revient à la bouche de la plupart des interlocuteurs, il n'est pas aisé de trouver un emploi et plusieurs mois de recherches actives m'ont été nécessaires avant de trouver mon bonheur. Par chance, et bien sûr par persévérance, l'une de mes rencontres m'a orienté vers une stratégie gagnante. Non pas pour rentrer à l'ONU mais pour rentrer dans l'organisation internationale « Peace and Sport », plateforme de la paix et du sport, basée à Monaco sous le Haut-Patronage de S.A.S. le Prince Albert de Monaco.
Le logo de Peace and Sport
S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco
La mission de « Peace and Sport » est de promouvoir la Paix durable en sensibilisant les populations et en éduquant la jeunesse à la paix par les valeurs structurantes du sport. Pour y parvenir, la plateforme « Peace and Sport » établit une coopération internationale entre les acteurs politiques, le monde du sport et les acteurs sociaux et économiques (voir dessin ci-dessous) :
Son intervention se partage en deux directions : des Projets sur Zone, véritables programmes de développement sur le terrain, et l'organisation d'un Forum International Annuel, lieu d'échanges et de rencontres de tous les acteurs.
Mon rôle au sein de cette organisation est à présent la direction du département des projets sur zone. Ce poste consiste à non seulement développer les programmes d'accompagnement des acteurs locaux sur le terrain mais également d'identifier à travers le monde les meilleures pratiques afin de pouvoir les démultiplier dans d'autres zones.
Nos actions se concentrent principalement dans les zones post-conflits, dans les zones à rupture de cohésion sociale et dans les zones d'extrême pauvreté. Nous sommes actuellement actifs dans six pays : le Burundi, la Côte d'Ivoire, le Timor Oriental, la Colombie, Haïti et Israël / Palestine.
Voir carte ci-dessous de nos zones d'action
Ci-dessous, quelques photos prises lors de la remise de 2500 ballons de football et de 1000 T-shirts au Ministre de la Jeunesse et des Sports du Burundi le 12 octobre 2009.
Echauffement d'enfants burundais
Photo ci-dessous de mon bureau à Monaco
La vie est belle, le soleil brille et j'ai la chance d'exercer un métier qui me plaît.











